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DALLOYAU recrute grâce à la Préparation opérationnelle à emploi (POEI)

17/10/2013- Témoignages

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"Les actions POEI nous ont facilité le recrutement de personnel qualifié" déclare Vincent ROUTIER, Secrétaire Général Responsable Ressources Humaines chez DALLOYAU.

DALLOYAU recrute grâce à la Préparation opérationnelle à emploi (POEI)

DALLOYAU est une entreprise familiale à capitaux français de 450 salariés en France et 900 dans le monde, spécialisée dans tous les métiers de bouche : pâtissier, qui est son cœur de métiers, cuisinier, boulanger chocolatier.  Elle a son propre réseau de distribution avec des boutiques en France et à l’international   (10 à Paris et 38 dans le monde) et a une expertise dans l’organisation d’événements.

La POEI (Préparation opérationnelle à l’Emploi Individuelle) est  un dispositif, financé par Pôle emploi et OPCALIM, qui a permis à cette entreprise de résoudre ses problèmes de recrutement de personnel qualifié au moment des « pics » de production.

Entretien avec Vincent ROUTIER, Secrétaire Général Responsable RH chez  DALLOYAU, lors de la Table ronde de la journée du 25 juin 2013 organisée par OPCALIM et animée par Pierre Valéry ARCHASSAL (ADDITIV).

Les métiers exercés chez DALLOYAU sont-ils en tension ?

Nos métiers sont en tension de recrutement. Nous recrutons des collaborateurs qualifiés avec un savoir-faire  reconnu, c’est l’intérêt de notre partenariat avec OPCALIM de pouvoir accompagner de jeunes adultes ou moins jeunes d’ailleurs dans ce métier très passionnant mais dans lequel vous trouverez plein de contraintes (familiale, de temps).

Une de nos problématiques aujourd’hui, c’est de trouver les bons emplois au bon moment. Nous avons des « pics » d’activité en fin d’année ou en juin où nous pouvons  recruter jusqu’à 450 collaborateurs supplémentaires.

Vos métiers sont difficiles au niveau de l’organisation personnel et  nécessitent des compétences spécifiques ?

C’est avant tout la passion qui nous anime et ce métier est souvent  transmis par les parents…. L’apprentissage du métier de pâtissier est essentiel. Le métier de pâtissier est très technique, « mathématique » même, il est très important de bien réussir l’intégration du collaborateur pour maîtriser les fondamentaux du métier et développer un savoir-être.

Vous avez eu une expérience récente menée avec OPCALIM, en recrutant  vos nouveaux collaborateurs par une voie un peu différente :la POE (Préparation opérationnelle à l’Emploi) et Pôle emploi. Racontez-nous.

«  Carré d’avenir » est un projet fédéré par les maisons de gastronomie du   Comité Colbert (75 entreprises du luxe français) et initié par « La Maison du Chocolat ». Six maisons de la gastronomie, membre du Comité Colbert se sont associés à ce projet (Maison du Chocolat, Dalloyau, Potel & Chabot, Taillevent, Le Bristol et Lenôtre).

Il est né d’une politique RSE (Responsabilité sociale de l’Entreprise) puisque nous avons une volonté d’intégrer un public d’adultes dans l’entreprise.

Ce projet a permis d’identifier les profils adaptés pour nos entreprises grâce à l’EMT (Evaluation en milieu de travail) d’une durée de 2 jours et à la  POE de deux semaines en entreprises.

Il y a donc plusieurs acteurs : les entreprises, le Comité Colbert, Pôle emploi et OPCALIM ?

Oui. L’investissement de ces différents acteurs nous a permis de pérenniser ce projet qui devrait être étendu à tous les métiers du Comité Colbert (Verrerie, maroquinerie…) car c’est un vrai succès ! Nous allons sûrement prolonger ce dispositif en septembre 2014.

Cela représente combien de demandeurs d’emploi qui ont une chance de "rebond" grâce à votre entreprise et à la POE ?

Nous avons fait des entretiens de recrutement après une sélection de 200 à 250 personnes à la Maison de l’emploi de Nanterre. Nous avons créé deux sessions de 15 élèves au total avec  TECOMAH pour les chocolatiers et  le CFA MEDERIC pour les pâtissiers.

La session a pris fin en août  2013 avec à la clé un CAP de pâtissier en un an qui permettra peut-être à certains d’être embauchés dans nos entreprises.

Quelle est l’organisation de cette formation ?

Au début de la formation, c’était 25% dans les deux premiers mois au sein de l’entreprise et 75% dans le CFA, puis on s’est organisé de telle sorte pour qu’il y ait 50% en entreprise et 50% en centre de formation.

Quelle est le programme de cette POE ?

Cela mêle les enseignements techniques et  théoriques. Le public que nous avons recruté avait acquis des diplômes donc ils avaient assez de facilité pour passer les épreuves  théoriques. Pour la partie pratique, nous avons mis en place des cours spécifiques avec un tuteur identifié au sein de l’entreprise qui accompagne les apprenants pour leur faire découvrir le métier de la pâtisserie.

Dans ces métiers, où l’on a une renommée à tenir, quel tutorat avez-vous mis en place, c’est aussi un travail interne ?

Au départ, il y avait une grande fébrilité de nos chefs, il y avait une appréhension très légitime du dispositif qui était effectivement lié à une réinsertion. On avait des réticences de leur part  car ils se demandaient  si les candidats allaient être suffisamment motivés. Mais quand  ils ont compris que l’EMT puis la POE permettaient de mesurer l’appétence de ces apprenants pour le métier, cela s’est vite résolu.

Grâce à ces tuteurs, vous avez pu évaluer cette première expérience ?

Oui, nous avons évalué cette expérience en interne avec les maisons participantes du Comité Colbert et avec l’école Médéric, et les apprenants. Nous nous sommes  réunis  pour faire un bilan de l’année et des perspectives d’emploi présentés par chaque Chef auprès de la session. 

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Pour en savoir plus

Contacter :

Pour cette action :

Dans le cadre du plan d’urgence pour l’emploi, et avec l’appui du FPSPP, OPCALIM a dégagé des moyens financiers pour former en amont des recrutements jusqu’à 400 heures de formation dans le cadre de la Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle ou collective (POE I et POE C).

Dans les autres Directions territoriales,  contacter votre conseiller formation