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Etre au contact pour mieux accompagner

17/09/2014- Témoignages

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Les conseillers en formation et les développeurs alternance oeuvrent ensemble pour mettre en place la politique de formation alternance décidée dans le Contrat de filière alimentaire.

Les plans territoriaux de développement de l'Alternance permettent de coordonner les actions des différentes directions territoriales.

Etre au contact pour mieux accompagner

 

 

Les deux témoignages de Laura DESMAZIERES, Conseillère en formation et référente du Plan Territorial Alternance, et de Benoît PRELOOKER, Conseiller en formation et développeur de l’alternance de la Direction territoriale OPCALIM Nord.

Ils reviennent sur leurs expériences auprès des entreprises pour développer l'alternance.  

 

Entretien avec Laura DESMAZIERES, Conseillère en formation et référente du Plan Territorial Alternance, elle a plusieurs années d'expérience dans un OPCA :

"J’ai travaillé deux ans au service formation d’une entreprise des industries alimentaires, en contrat d’apprentissage. J’avais en charge l’organisation des formations et la relation avec l’OPCA. 

En intégrant OPCALIM, j'ai compris qu’une partie de ma mission serait d’expliquer aux entreprises la diversité de notre champ de compétences en essayant de rendre la formation moins complexe qu’elles ne l’imaginent, et que nous disposons à OPCALIM de tous les outils pour leur faciliter la tâche.

Nos missions sont très variées entre ce que nous apportons aux grandes entreprises et ce qu’attendent les TPE-PME qui représentent 85 % de nos interlocuteurs.

Pour les premières, le plan de formation est souvent construit ou élaboré en amont et notre rôle, en dehors de l’ingénierie financière, est de suggérer des dispositifs moins connus et/ou avec ingénierie pédagogiques spécifiques comme les formations qualifiantes (CQP) ou la maîtrise des savoirs fondamentaux (MSF).

Pour les secondes, nous sommes presque un service formation externalisé, nous proposons des programmes clé-en-main qui déchargent les entreprises de la recherche de l’offre de formation, de l’élaboration de cahiers des charges et du suivi administratif du projet tout en leur apportant une réduction des coûts grâce notamment au bénéfice de fonds mutualisés par exemple ou en négociant des tarifs groupes ce qu’elles n’ont pas la possibilité de faire avec des inscriptions individuelles. L’une des difficultés que nous avons en tant que Conseiller terrain est de pouvoir sensibiliser, informer un plus grand nombre de ces TPE-PME. Nous avons encore un grand travail de communication à faire auprès des dirigeants, notamment ceux qui sont peu « consommateurs » de formation. Il y a tellement de possibilités offertes pour les accompagner et leur simplifier l’accès à la formation.

Ma vie antérieure dans une entreprise du secteur m’a également appris à connaître les postes de production qui sont presque identiques dans toutes les activités, de la conserve à la boulangerie en passant par le lait, le poisson ou la viande… En allant aujourd’hui visiter les entreprises en tant que conseillère en formation, je comprends parfaitement les problématiques, je peux parler plus sereinement de GPEC. De même, ayant fait de l’apprentissage, je suis plus crédible pour parler des formations en alternance en évoquant mon expérience personnelle quand j’en explique le fonctionnement et les avantages. Après avoir été développeuse de l’alternance, je suis aujourd’hui référente du Plan Territorial Alternance pour la Direction Territoriale Nord, c’est-à-dire que je coordonne les actions s’inscrivant dans le contrat de filière signé par  nos branches. Je donne à la fois les pistes de développement à mettre en œuvre et je travaille à l’évaluation du dispositif l’alternance pour l’intégration durable des jeunes dans les entreprises. »

Entretien avec Benoît PRELOOKER, Conseiller en formation et développeur de l’alternance de la Direction territoriale OPCALIM Nord :

« Depuis octobre 2013, je suis conseiller en formation et développeur de l’alternance à OPCALIM. Ces deux fonctions sont en parfaite continuité avec l’ensemble de mon parcours professionnel. En effet, j’ai d’abord été assistant RH dans l’industrie agroalimentaire, en contrat de professionnalisation, puis créateur d’une TPE. Je connais donc parfaitement l’alternance pour l’avoir vécue moi-même et je comprends les besoins des TPE et PME en matière d’accompagnement formation. J’ai une bonne vision des difficultés que peuvent rencontrer les entreprises du secteur pour appréhender les différents dispositifs de formation.

Maintenant que je suis passé « de l’autre côté du miroir », j’attache une importance fondamentale à bien accompagner les entreprises dans leurs projets. La première qualité d’un conseiller c’est d’être à leur écoute pour répondre avec précision à leurs problématiques. Il faut aussi savoir questionner pour anticiper les besoins et proposer des solutions que  nos interlocuteurs peuvent ignorer, notamment en matière d’ingénierie financière

Le rôle d’OPCALIM, à travers ses conseillers, est de les accompagner dans le montage de leurs dossiers et d’optimiser les financements au moyen des fonds mutualisés et/ou d’aides extérieures. Lorsque je vais à la rencontre des TPE-PME, je les interroge également sur leurs projets de développement pour les amener à réfléchir à un éventuel recrutement en alternance. Cette formule est très adaptée aux petites structures, elle permet une montée en puissance progressive du nouveau collaborateur.

En résumé, l’objectif pour moi est clairement d’établir une relation de confiance. Cela ne se décrète pas, il faut faire ses preuves au fil des rencontres et des expériences communes. 

(Propos recueillis par Pierre Valéry ARCHASSAL d'ADDITIV)

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